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OPTIMISER LA GESTION FINANCIERE DE L’EPARGNE RETRAITE

     

   Quelles sont les possibilités d’investissement ?

  • Les possibilités d’investissement sont larges mais un certain nombre de restrictions demeurent.

  • L’immobilier par exemple. En épargne salariale, contrairement à l’assurance vie, la réglementation ne permet pas de proposer directement aux salariés des OPCI. Depuis la « loi Macron » de 2015, les salariés peuvent toutefois avoir accès au marché immobilier à l’intérieur des FCPE dans la limite de 30%. Dans la pratique, les FCPE étant ouverts aux souscriptions et aux rachats, les investissements en OPCI restent marginaux (moins de 10% en général).

  • Sur un horizon très long terme (supérieur à 10 ans), et en particulier dans le contexte actuel de taux très bas, la question se pose de pouvoir diversifier les investissements sur d’autres types d’actifs réels : infrastructures, capital investissement, dettes privées. La règlementation actuelle en épargne salariale limite les investissements non liquides à 10% de l’actif.

 

    Les actifs « illiquides », une opportunité pour l’épargne retraite ?

  • Pour répondre à cette question, il faut rappeler que dans l’environnement actuel les perspectives de rentabilité ajustée du risque des classes d’actifs traditionnelles paraissent relativement limitées.

  • Dans ce contexte, le fait de bénéficier d’un horizon long terme peut être vu comme une chance pour l’épargnant car cela donne la possibilité de capter les primes d’illiquidité associées à certaines classes d’actifs, et ainsi de générer du rendement, de véritablement diversifier les portefeuilles mêmes si les classes d’actifs traditionnelles sont corrélées, et de réduire l’exposition naturelle des portefeuilles multi-actifs à la volatilité.

  • L’inclusion de classes d’actifs moins liquides peut à cet égard optimiser l’allocation en vue par exemple de générer des rendements similaires aux actions mais avec moins de volatilité.

  • Ainsi, des solutions à horizon long terme avec une allocation stratégique se fondant sur une allocation en actions thématiques, mais également en dette émergente, en obligations à haut rendement, en immobilier via un OPCI et en titres assurantiels, peuvent être envisagées.

  • L’immobilier peut constituer une option intéressante dans une optique de long terme et offrir un rendement régulier sur le long terme via un portefeuille diversifié combinant actifs immobiliers physiques et foncières cotées.

  • Les titres assurantiels aussi. Ainsi les ‘catastrophe bonds’ qui permettent aux compagnies d’assurance de faire supporter par des tiers une partie des risques liés à des évènements exceptionnels tels que les tremblements de terre ou les ouragans. Ils constituent une classe d’actif moins liquide mais non moins intéressante du fait de leur faible corrélation avec les actions et les obligations et des perspectives de rendement qui avoisinent plus de 7% au cours des 14 dernières années avec une volatilité de 2.4%.

  • De même aussi en matière d’inclusion de Private Equity dans des solutions d’épargne retraite.

    Comment piloter au mieux l’épargne retraite ?

 

  • La diversification reste incontournable.  Les fonds doivent être investis sur un univers mondial. Disposer d’un univers très large permet d’améliorer le couple rendement/risque et d’aller chercher la performance où elle se trouve sur les marchés dynamiques. Le gérant peut ainsi allouer le portefeuille sur différentes zones géographiques et/ou différents secteurs. Même principe sur les obligations où le gérant devrait pouvoir choisir entre obligations d’états et entreprises et piloter dynamiquement le risque crédit en zone Euro comme en dehors. C’est aussi à travers la diversification sur des actifs présentant des perspectives de rendement supérieures à l’inflation comme les convertibles, les obligations high yield  ou les matières premières que le salarié pourra se prémunir à long terme contre le risque inflationniste qui est un risque majeur en épargne retraite.

  • La gestion tactique de l’allocation. Dans la gestion des fonds à horizon, tout au long de la durée d’investissement, le gérant dispose de marges de manœuvre tactiques lui permettant de sur ou sous pondérer l’exposition sur les différents marchés actions et taux. L’intérêt de ces marges de flexibilité est d’optimiser les performances en fonction des tendances et des perspectives de marchés. A l’usage, les marges de manœuvre ont été élargies pour capter les grandes tendances de marchés. Elles sont généralement asymétriques pour limiter le recul en cas de marché très adverses (durablement baissiers). Les marges de manœuvre sont plus importantes à la baisse qu’à la hausse afin de renforcer le coté défensif de la gamme. Par exemple pour un fonds à horizon long-terme, investi a priori à 90% en actions internationales, les marges de manœuvre seront de -20% à +10%,  soit de 70% à 100% en actions. Ces marges de manœuvre diminuent progressivement à mesure du processus de désensibilisation.

  • Du coté du salarié, Il est d’autant plus important de faire des versements réguliers que l’épargne est investie sur des supports dynamiques, et ce afin de lisser le point d’entrée et d’éviter le scénario du pire consistant à investir l’intégralité de son épargne au plus haut des marchés à la veille d’un krach.

     La problématique de la gestion financière en phase post-retraite  ?

 

  • Force est de constater que les situations patrimoniales à la retraite peuvent être fortement contrastées. En fonction des spécificités de la situation de chacun, différents types de solutions peuvent être envisagées.

  • A moins que l’objectif du futur retraité soit de s’acheter une maison avec son épargne immédiatement après son départ en retraite, le fait que les portefeuilles soient presque totalement désensibilisés (ie investis en quasi-totalité en monétaire) n’est pas une solution optimale. Ainsi aux Etats-Unis, les salariés conservent une exposition importante aux actifs risqués même après leur départ en retraite. La part d’actifs est progressivement réduite et minimise les risques de pertes mettant en avant une approche plus patrimoniale qui permet par exemple des sorties en capital régulières, assurant ainsi un complément de retraite.

  • Aujourd’hui, les salariés en phase de retraite ne sortent pas et restent investis. On peut estimer qu’ils restent investis pendant au moins dix ans après le départ à la retraite. Le PERCO permet une sortie en capital ou en rente. On ne le dit pas assez souvent, il existe un 3ème mode de sortie : laisser son capital fructifier sur son PERCO, sur un fonds avec un niveau de risque adapté au retraité, et retirer, sans impôts en tant que de besoin. Contrairement à la rente, en cas de décès, le capital revient aux ayant-droits.. En pratique, les salariés rechignent à choisir la rente. La sortie en capital, tout le monde comprend. La rente, le Français a peur de mourir avant d’avoir dépenser tout le capital, et de payer trop d’impôt dessus. Avec le temps, la question se résoudra d’elle-même quand il y aura suffisamment de capital accumulé pour les épargnants aient un vrai choix entre capital et transformation de celui-ci en rente. En attendant, les entreprises et salariés attendent de leurs teneurs de compte qu’il mette à disposition des solutions techniques comme par exemple la possibilité pour le retraité de faire des virements partiels programmées, par exemple mensuels, entre son PERCO et son compte courant bancaire,  comme on fait des virements permanents réguliers entre ses différents comptes bancaires.

  • Encore faut-il distinguer la sortie en rente viagère qui est à considérer comme une sortie en capital où le niveau de risque doit diminuer beaucoup plus rapidement avant l’échéance de la retraite alors que la sortie en capital fractionné implique de conserver une part d’actifs risqués plus longtemps pour optimiser le capital et les revenus tout au long de la vie du retraité, si bien sûr le salarié le souhaite.

  • Or, les modèles de désensibilisation actuels (grilles et fonds générationnels) atterrissent en monétaire. Difficile donc d’obtenir des rendements correctement sur l’épargne résiduelle pendant les 5 ou 10 ans qui suivent. Certains salariés commencent à réclamer des produits patrimoniaux qui prennent le relais en phase de retraite, voire  en phase d’accumulation pour pouvoir continuer à être investis en phase de retraite.

     

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